Cher-e-s Pirates du Valais, chers citoyen-ne-s engagé-e-s,
Le bulletin d’information du jour nous plonge au cœur des enjeux qui définiront notre canton et notre pays demain. Entre drames et innovations, le Valais est à la croisée des chemins, et nous, Pirates, devons être les sentinelles de la liberté, de la transparence et d’un futur numérique éthique.
Valais sous la loupe : transparence, données et pouvoir
- Le drame de Crans-Montana et l’ombre des réseaux : Pascal Couchepin défend le Valais, reconnaissant “des faiblesses à l’administration valaisanne”. Mais ce que l’enquête révèle est bien plus grave : des liens potentiels avec la mafia corse et des pratiques de blanchiment d’argent en Suisse. C’est inacceptable !
Pour le Parti Pirate, ces révélations exigent une transparence radicale. Nous demandons :
- La numérisation ouverte des registres fonciers et commerciaux pour identifier les véritables propriétaires derrière les constructions.
- Des audits indépendants et publics de l’administration cantonale pour identifier et corriger les failles.
- Un renforcement des mesures anti-blanchiment, avec des outils numériques qui garantissent la traçabilité sans tomber dans la surveillance généralisée.
Le Valais ne doit pas être une zone d’ombre pour l’argent sale. La confiance se bâtit sur une transparence inébranlable.
- L’IA en Valais : entre modernisation et prudence : Le canton se modernise avec l’Intelligence Artificielle, mais le Nouvelliste évoque des “obstacles”. Quels sont-ils ? Sont-ce des obstacles techniques, éthiques ou politiques ?
Notre position est claire : nous voulons un Valais à la pointe de l’IA, mais pas à n’importe quel prix ! Il est impératif d’adopter des directives éthiques strictes pour tout déploiement d’IA par l’État. Cela inclut :
- Des algorithmes transparents et auditables.
- La protection des données personnelles par design, et non comme une après-pensée.
- L’utilisation de logiciels libres et de formats ouverts pour les solutions d’IA développées ou financées par le canton, afin d’éviter la dépendance à des entreprises privées et de permettre l’innovation collaborative.
- L’éducation et la participation citoyenne pour s’assurer que l’IA serve l’intérêt public et non quelques intérêts privés.
- TikTok et la communication politique de Mathias Reynard : L’engagement numérique est essentiel, mais le choix de la plateforme est crucial. L’utilisation de TikTok par un homme politique valaisan soulève des questions fondamentales sur la protection des données et la souveraineté numérique.
Nous le répétons : les plateformes comme TikTok, soumises à des législations étrangères potentiellement intrusives, représentent un risque majeur pour la confidentialité des données de nos citoyen-ne-s. La communication politique, surtout celle qui utilise des fonds publics, devrait privilégier :
- Des plateformes sécurisées et respectueuses de la vie privée.
- Des initiatives pour développer des alternatives open source et européennes.
- Une sensibilisation active aux risques liés à la collecte massive de données par ces géants du web.
Engager le débat, oui. Brader nos données, non.
- Soutien à la recherche à l’Idiap : L’ancien directeur de l’Idiap souligne le fort soutien politique à la recherche en Suisse. C’est une excellente nouvelle, mais elle doit s’accompagner d’une vision de culture libre.
Pour le Parti Pirate, le soutien public à la recherche doit impérativement se traduire par :
- L’ouverture des résultats (Open Access) et des données de recherche (Open Data).
- La promotion du logiciel libre pour les outils développés dans le cadre de projets financés par l’État.
- Une démarche favorisant la collaboration et le partage des connaissances, plutôt que leur enfermement derrière des brevets coûteux ou des licences restrictives.
Au niveau suisse et international : l’IA, la transparence et nos libertés numériques
- L’IA sous les projecteurs : régulation, éthique et souveraineté :
- Le sommet mondial sur l’IA à Genève en 2027, financé par les entreprises, nous inquiète. Nous mettons en garde contre une réglementation dictée par les intérêts privés. L’éthique de l’IA doit être définie par un débat public et démocratique, protégeant les citoyen-ne-s avant les profits.
- Les accusations de “siphonage de savoir-faire” entre IA américaines et chinoises soulignent l’importance de la provenance des données d’entraînement. Nous exigeons une traçabilité et une éthique rigoureuse dans l’utilisation des données pour entraîner les IA, respectant le droit d’auteur et la vie privée.
- La volonté du National de modifier la procédure pénale pour cadrer l’IA (reconnaissance faciale, deepfakes, preuves stockées à l’étranger) est un point critique. Nous nous opposerons farouchement à toute forme de surveillance de masse via la reconnaissance faciale. Les deepfakes nécessitent des cadres clairs pour lutter contre la désinformation sans porter atteinte à la parodie ou à la liberté d’expression. Le stockage de données judiciaires à l’étranger est une menace directe à notre souveraineté numérique et à la protection des données de nos citoyen-ne-s.
- L’idée d’un label pour les contenus générés par IA dans l’industrie musicale est un pas vers plus de transparence. Mais au-delà du label, il faut se poser la question de la propriété intellectuelle de ces créations et de la manière dont la culture libre peut s’épanouir dans ce nouveau paysage.
- Le Conseil fédéral épinglé pour avoir induit en erreur : Un rapport “accablant” révèle que le Conseil fédéral a biaisé les prévisions lors de votations. C’est une attaque directe contre la démocratie et la transparence.
Le Parti Pirate exige :
- Une transparence totale sur les données et méthodes utilisées pour les communications gouvernementales.
- Des sanctions claires en cas de manipulation de l’opinion publique.
- Un accès facilité et sous forme ouverte à toutes les informations pertinentes pour que les citoyen-ne-s puissent se forger leur propre opinion éclairée.
- Wikipédia face à la menace de l’IA : L’initiative de Wikipédia pour une plus grande diversité face à l’IA est cruciale.
Nous soutenons pleinement la philosophie de Wikipédia : un savoir libre et ouvert, construit collectivement. Il est vital de protéger ces espaces de la dilution par du contenu généré par IA non vérifié ou biaisé. Investir dans le capital humain et la validation par les pairs reste la meilleure garantie d’une information fiable.
- La fronde contre les systèmes d’aide à la conduite trop intrusifs : La volonté d’autoriser la désactivation des assistances de bord des véhicules, jugées “trop intrusives”, est une question de liberté individuelle et de contrôle sur nos propres outils.
Nous défendons le droit des utilisateur-rice-s à la souveraineté sur leurs appareils. Les systèmes d’aide à la conduite doivent être des aides, et non des gardiens qui privent le conducteur de sa liberté de choix et de sa responsabilité.
Notre vision pour l’avenir : engagé-e-s pour vos droits !
Face à ces défis, le Parti Pirate Valais reste inébranlable dans ses principes. Nous œuvrons pour un Valais et une Suisse où la technologie sert l’humain, où la transparence est la norme, et où les libertés individuelles sont sacrosaintes. Nous continuerons à dénoncer la surveillance, à exiger l’ouverture des données et à promouvoir une culture libre pour toutes et tous.
Restez vigilant-e-s, restez engagé-e-s ! L’avenir numérique de notre canton dépend de notre action collective.